ET LE MONDE INTÉRIEUR, BORDEL !

Publié le par elisabethaalone.over-blog.com

Laissez-nous donc sourire, rêver, penser, pleurer, sentir, crier, ponctuer, chercher par nous-mêmes.
Il était une fois cette masse, ce groupe, ce troupeau, qui nous faisaient paître dans les mêmes prairies, plonger dans les mêmes marécages, regarder par les mêmes lucarnes, chanter sur la même note. Et le corps s'est fermé. Les épaules se haussaient, les yeux s'empoisonnaient. De la même façon, tous de la même façon. Pliés dans le même sens pour rentrer dans la même enveloppe. Non conscients de passer pour les membres d'une même armée occupée à tous se ressembler. Guidée au pas. 
Mais fichtre que ma joie demeure à casser les coquilles. A utiliser mes poings pour taper les parois et mes yeux pour observer ce qu'il y a à voir. A dégommer ce que de droit je juge au sein de mon fourbi. A construire mes doutes mes allées et venues. A laisser le coeur décider de fleurir, de gonfler d'une ampleur exquise ou de battre de petits bouts d'angoisse.
A l'heure de tout soumettre et larguer son profil, sur les murs les enquêtes les ralliements d'conquêtes, je ferme la fenêtre.
A l'intérieur aussi le monde a ses mystères.
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