2 févr. 2009 PERDUE

Publié le par elisabethaalone.over-blog.com


 C'est parfois un tourbillon, une immensité de l'âme qui ne sait pas où elle est ancrée. C'est un transit ridicule qui ne sait plus où ça mène. C'est la peur de n'être qu'un petit rien en équilibre, avec la complexité de l'adulte débordant d'amour qui ne sait comment couler dans le canal. Coincée entre le ciel bleu insolent et les deux rives. C'est le coeur qui dit je t'emmène au-dessus des barbelés. Parce que au-dessus des barbelés il y a tout de ce que aimer vous dit. On cherche toujours sa place c'est ce qu'il chante. Et moi je triture mes doigts. Ecorchés sur les routes. C'est exactement le moment où je voudrais savoir si je pars en hiver, si je me noie dans les Comorres ou si je dis faut que je passe la porte. C'est le moment. C'est la cloche au fond de la cour qui sonne et pleure pour moi. Et c'est tant mieux. Elle finira par me faire sourire et me prendre à son jeu. C'est moi qui me demande si je suis celle qu'il faut, perdue dans l'aire de jeux. C'est moi dont la vie blême s'en va courir dans la plaine. Oui je suis bien dans la plaine. A courir dans les herbes folles.

Publié dans humeur

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